Définition des virus
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La notion actuelle de virus biologique a évolué en fonction des apports de la technologie. Ainsi, les grandes étapes de la découverte des virus se décomposent de la façon suivante:3 Les venins qui operent par leurs qualitez manifestes, causent au malade des accidens, desquels ils monstrent certains signes apparens. Exemple. Ceux qui ont une chaleur excessive, subit ils enflamment la langue, & le gosier, l'estomac, & les intestins, & generalement toutes les parties interieures, avec grandes alterations, & inquietudes, & sueurs continuelles. Et s'ils ont fort grande chaleur acre, & mordante, ils causent à l'estomac & aux boyaux ulceres, & douleurs poignantes, & intolerables, & grandes ventositez, que l'on oit bruire dans le ventre, & les malades ne se peuvent tenir en place, & ont une insupportable soif. Apres ces accidens surviennent vomissemens, avec sueurs tantost chauldes, tantost froides, & des desfaillances, puis la mort.
Les venins qui sont d'une excessive froideur, causent au malade un sommeil profond, tel que bien souvent on ne les peult esveiller qu'à bien grand' peine. Ils estourdissent le cerveau, de sorte que les patiens font plusieurs mouvemens desordonnez, tant de la bouche que des yeux, des bras & iambes, comme s'ils estoient yures ou insensez. D'abondant il leur survient grandes sueurs froides, & ont la couleur du visage livide, & iaunastre, & fort hideuse à voir, & ont tout le corps stupide & endormy, & s'ils ne sont bien tost secourus, ils meurent.
Les venins secs rendent la langue aride, & la gorge seiche, avec une soif que lon ne peut esteindre: le ventre se reserre, & toutes les parties interieures, ainsi que le parcheemin faict devant le feu. A ceste cause les patiens n'urinent qu'à grande difficulté, ou du tout point: tout le corps devient aride & sec, & ne peuvent dormir, ny demeurer en place.
Les venins humides causent perpetuel sommeil, flux de ventre, avec relaschement de tous les nerfs & ioinctures, tellement que les yeux semblent sortir hors de la teste. Il s'ensuit aussi une pourriture des mains, des pieds, nez, & aureilles, & une soif extreme, pour la chaleur estrange, qui provient de la grande pourriture, puis la mort s'ensuit.
Figure 1: Ambroise Paré - "Discours de la Licorne" - Chap XX "Des venins" - Paris 1582
Le Myxovirus influenza - plus connu sous le nom de virus de la grippe - appartient à la famille des ORTHOMYXOVIRIDAE. Il existe trois types de capsides différentes pour les myxovirus influenzae, numérotées A, B, et C. Les types A et B sont les plus courants. Myxovirus influenza est un virus à ARN monocaténaire linéaire et segmenté (8 segments formant 8 nucléocapsides), à symétrie hélicoïdale, enveloppé. L'enveloppe porte des spicules composés d'Hemaglutinine (HA) et de Neuraminidase (NA). Ces protéines externes déclenchent la formation d'anticorps spécifique chez l'hôte infecté. La caractérisation immunologique des deux molécules HA et NA permet l'identification et la classification de ce virus. En effet, on compte actuellement 19 types de HA et 12 types de NA différents. Les myxovirus influenzae sont donc identifiés par leur type de capside suivi de leur numéro de HA et de NA. Par exemple, le virus de la grippe qui a provoqué la pandémie dite de la grippe espagnole en 1918 est A/H1N1. De même, le virus dit de la grippe aviaire est A/H5N1. Chaque année, le vaccin contre la grippe contient deux souches de type A (H3N2 et H1N1) et une souche de type B.
Figure 2: Schéma d'un virus à enveloppe - le virus de la grippe.
L'ADN a une structure en forme de double hélice constituée de deux brins. Ces deux brins antiparallèles sont toujours étroitement reliés entre eux par des liaisons hydrogènes formées entre les bases complémentaires A-T et G-C. Les brins d'ADN sont dits complémentaires car les purines d'un brin font toujours face à des pyrimidines de l'autre brin. Enfin, les nucléotides sont complémentaires entre eux. Ainsi, l'adénine est complémentaire à la thymine et la guanine est complémentaire à la cytosine. Deux liaisons hydrogène retiennent ensemble la paire A-T et trois retiennent la paire G-C.
Figure 3: Structure des bases azotées des nucléotides
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Figure 4: Exemple de virus à capside tubulaire et icosaédrique
Comme indiqué dans le schéma de la figure 5, une fois dans la cellule hôte, la présence du virus se réduit à son génome viral à partir duquel d'autres virus vont être synthétisés. Selon les virus, une même cellule peut assembler et relarguer de quelques virus seulement jusqu'à plus de 100 000. De même, la durée d'un cycle de réplication productif varie de quelques heures à plusieurs jours.
Figure 5: Schéma du cycle d'infection et de réplication d'un virus
L'attachement, ou adsorption, est la première étape précoce. Elle consiste en une interaction entre la surface du virus d'un côté et celle de la cellule hôte de l'autre. Les virus disposent à leur surface de glycoprotéines spécifiques permettant de se fixer sur les récepteurs de la cellule. Par exemple, pour l'influenzavirus - le virus de la grippe - la glycoprotéine utilisée par le virus pour se fixer sur sa cellule hôte est l'hémagglutinine (voir Fig. 2). Dans un organisme, seuls certains types de cellules disposent des récepteurs spécifiques d'un virus donné. Ainsi, les poliovirus n'infectent que les cellules du système nerveux central, l'influenzavirus est spécifique des cellules de l'épithélium respiratoire10 et le virus du sida n'infecte que les lymphocytes T11 et les macrophages12.
Figure 6: Schéma d'une cellule eucaryote animale - cellule avec noyau (Source Wikipedia Commons)
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